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 MIDNIGHT FEVER ♦

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Ashlynn Watson-Bells

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MessageSujet: MIDNIGHT FEVER ♦    Dim 10 Juil - 15:17

Une bourrasque de vent soulève mes cheveux, collés sur ma nuque. Je frissonne et pousse un petit soupir ; avant de me reconcentrer sur cette chorégraphie qui m'échappe totalement. Bon, sang, c'est pas si compliqué ! Y'a quelques mois encore, je la connaissais par coeur. Je ferme les yeux un instant. depuis que je suis partie de Phoenix, je n'ai fait que de m'entretenir physiquement, sans réviser la choré qu'on avait établi avec les autres pom-pom girls. Tout m'échappe, comme si ça faisait une éternité que j'étais coincée dans cette foutue ville d’Écosse, et que Phoenix n'avait été qu'un rêve éphémère, où jamais je n'avais été une de ces filles populaires qu'on admirait autant qu'on craignait. Je me redresse, et resserre ma veste autour de moi. Il ne doit pas être loin de minuit, mais je n'arrivais pas à dormir. Je dors très mal, depuis que j'ai découvert mon pouvoir, ce qui me met les nerfs encore plus a vif, et je suis forcément plus méchante, plus blessante, moins sympa. Encore moins ; toujours moins. Mais, sans trop savoir comment, je réussis a me convaincre que c'est ça qui m'aide à tenir : la haine des autres. Je n'ai pas d'amis. Par choix. Je me dis que, si c'était dans une école normale, cette asociabilité m'aurait fait hurler de peur, et j'aurais tout fait pour avoir des amis, quels qu'ils soient. Mais je ne suis pas avec des gens normaux.
je secoue la tête, histoire de me tirer de mes pensées noires et de me concentrer sur cet enchaînement. Je n'ai pas de poste de musique ni rien, rien que les souvenirs sonores ancrés dans mon esprit. Je me remets à danser comme on le faisait. Je souris. Ce sourire faux, qu'on collait soigneusement à nos lèvres parce que sinon le jury peut nous enlever des points. Il n'empêche que ça me tire légèrement les joues, parce que ça fait une éternité que je n'ai pas souris. Et encore plus que je n'ai pas ris. En tant normal, c'est les larmes, qui me manquent. J'étais cette fille effrayante qui riait des autres, inférieurs à elle.
Un, deux, trois, quatre. Je tourne en silence, l'air frais me revigorant et me donnant l'énergie nécessaire pour enchaîner un saut. je ne sais pas s'ils ont noté ma disparition, dans la chambre. Qu'importe. Ma colocataire a du m'entendre sortir. Je lui ai très vite fait comprendre que j'étais pas ce genre de fille qu'elle allait regretter en rentrant chez elle ; si un jour elle rentre. Pour que ça reste viable ; j'ai établi une règle simple, qu'elle a accepté : je ne touche pas à ses affaires, ni a son côté de la chambre, elle fait de même. Elle lave son côté au minimum une fois tout les quinze jours, sinon elle dort dehors. J'ai essayé tout de même de ne pas la réveiller. Je me suis dit, pour une fois : j'aimerais pas qu'on me fasse chier à une telle heure, je pèterais un câble. Je suis sortie en silence, mais en réalité c'était par pur instinct de survie ; j'avais pas envie qu'elle me pose des question sur le pourquoi du comment de comment ça se fait pourquoi j'me barre à cette heure là.
J'effectue un flip quand, du coin de l'oeil, je crois voir quelque chose bouger. Je me réceptionne et m’accroupis au sol, soudain paniquée. En fait, je ne connais pas la ville. Si ça se trouve, c'est une bande de jeunes qui traîne là, qui m'ont suivis et qui veulent profiter de moi. Mais rien ne semble bouger. Je me redresse lentement, et perçoit un autre mouvement. Malgré la lumière de la lune et les quelques spots qui éclairent à peine, je ne vois pas grand chose. Je murmure un juron, avant de fixer l'endroit où je crois avoir vu quelqu'un - quelque chose ?- bouger. « Il y a quelqu'un ? » Quelle conne, quelle conne ; je me répète a toute vitesse. Si la personne qui est là veut me faire du mal, elle ne répondra évidemment pas. Et si cette personne ne savait pas où j'étais, je viens de lui indiquer en parlant.
J'attends encore, commençant à distinguer une silhouette dans la pénombre. Une chance que je sois au terrain de sport, et donc, en l' occurrence, pas en petite robe serrée et hauts talons ; en cas de besoin, je pourrais me barrer en courant sans problèmes.
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Aphasia K. Bloom
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MessageSujet: Re: MIDNIGHT FEVER ♦    Dim 10 Juil - 22:31

    « Ôte tes sales pattes de là, gamine. » « Désolée professeur, je… » « C’est pas l’heure de dormir pour vous autres ? Allez, file, et que je ne te vois plus toucher à ma bécane. » La jeune adolescente acquiesça d’un rapide mouvement de la tête et s’empressa de quitter les lieux. Dès qu’elle fut sortie, Aphasia se pencha pour examiner les désastres qui étaient sûrement arrivés à sa belle machine ; rien. Juste quelques pièces enlevées et des chiffons pleins de traces de cambouis. Elle fronça les sourcils, tentant de se remémorer l’identité de l’étudiante qui se trouvait là : Anna Griffinth, elle retient tout ce qu’elle voit et, grâce aux différents cours passés avec Magma, serait capable de démonter entièrement sa moto les yeux fermés, et de la remonter tout aussi vite. Qu’importe, elle n’avait pas à mettre son nez là-dedans ! La femme réajusta son blouson de cuir noir, repositionna les différents morceaux de la mécanique et fit rugir le moteur avec un sourire ravi. Rien qu’avec ce son, elle se sentait revivre ; la liberté lui tendait les bras. Une paire de lunettes à verre jaune – ceux qui conduisent des deux roues la nuit savent à quel point elles sont utiles pour y voir mieux – et s’installa sur l’engin. La moto ronronna gentiment dans l’allée, puis, une fois qu’elle se fut suffisamment éloignée, Aphasia appuya allégrement sur l’accélérateur.

    Après avoir passé la majeure partie de la nuit à boire quelques verres dans des bars et à écumer la ville pour garder un œil sur les habitants, elle a décidé de rentrer au château. Et c’est à cet instant qu’elle l’a aperçue. Seule, de l’autre côté de la rue, en train d’exécuter une chorégraphie qui n’avait aucun sens aux yeux de l’enseignante. Il n’y avait pas de musique, et il est tout juste minuit. Que fait une fille aussi jeune dehors, sans personne à ses côtés ? Intriguée, la mutante coupa le moteur, enleva ses lunettes et les rangea dans la poche avant de sa veste. Ses chaussures à talons claquèrent sur le bitume tandis qu’elle s’approchait de l’inconnue. Le regard rivé sur elle, elle l’observait se démener comme une diablesse et, peu à peu, elle reconnut certains mouvements pour les avoir déjà vu : des pas de danse, des flips, des réceptions pleines de grâce… A Tucson, le lycée possédait sa propre équipe de football (américain, bien sûr) et de jolies cheerleaders les encourageaient. A l’époque, Aphasia faisait partie du club de gymnastique et, parfois, leurs équipes se croisaient dans le gymnase. Et elle pouvait voir, pendant une dizaine de minutes, leurs chorégraphies. Ce que cette fille faisait ressemblait énormément à ce qu’elle voyait alors. Et le sourire factice qui étirait ses lèvres était le même. Etait-ce une pom-pom girl ? Ou l’avait-elle été ? Magma enfonça ses mains dans ses poches et attendit patiemment que l’adolescente la remarque. Ce qu’elle fit. L’ombre d’un sourire amusé plana sur son visage lorsqu’elle l’entendit appeler « il y a quelqu’un ? » Elle hésita avant de répondre en s’avançant dans la lumière immaculée des lampadaires.

    « Inutile de partir en courant, je ne te veux aucun mal. Je passais dans le coin et… » elle fit un large geste pour englober la scène « Je t’ai aperçue t’entraîner. Tu es une cheerleader ? Je pensais qu’elles ne s’entraînaient qu’en groupe, histoire de ne pas se marcher sur les pieds le jour de la répétition. »

    C’était l’une des rares informations qu’elle avait pu glaner au sujet des pom-pom girls. Elles ne répétaient leur chorégraphie qu’en groupe, de trois minimum, afin de ne pas perdre le sens des distances le jour J. Vu qu’elles étaient assez nombreuses, c’était nécessaire. Aphasia fit quelques pas vers Ashlynn, sa haute queue-de-cheval se balançant au rythme de ses pas.

    « Je ne te demande pas de me faire confiance. De toute façon, je serais bien incapable de te courir après avec des talons comme ça. Alors détends-toi. Je m’appelle… »

    Elle hésita. L’habitude voulait qu’elle se présente en déclinant son surnom de mutante, mais là, c’était plutôt LA chose à ne pas faire. Et elle ne voulait pas donner son véritable prénom à une inconnue, surtout qu’il était assez particulier et qu’elle risquait sûrement de ne pas la croire si elle le lui donnait. Sincèrement, qui pourrait ne pas se méfier d’une personne s’appelant Aphasia ? Elle baissa la tête en souriant.

    « Katharina. Mais je préfère Kate. »
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Ashlynn Watson-Bells

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MessageSujet: Re: MIDNIGHT FEVER ♦    Dim 17 Juil - 13:54

Je pousse un soupir de soulagement quand la silhouette avance enfin dans la lumière et que je me rend compte qu'il s'agit d'une femme. J'ai la vague impression de l'avoir déjà vue quelque part ; peut-être à l'école. Elle ne semble pas avoir l'âge d'être une élève, et doit avoir une petite trentaine d'années.
« Inutile de partir en courant, je ne te veux aucun mal. Je passais dans le coin et... je t’ai aperçue t’entraîner. » Le visage impassible, je la dévisage. Elle passait dans le coin ? en plein jour, j'y aurais cru. Mais là... Bon, je ne me croit pas non plus trop importante aux yeux de l'école pour qu'ils aient envoyé quelqu'un me chercher, ou même me suivre. Peut-être qu'elle dit vrai ; mais une fille qui passe comme ça sur un terrain de sport en pleine nuit juste "comme ça", ça fait un peu bizarre. Je fronce légèrement les sourcils. Elle a l'air en pleine possession de ses moyens, n'a pas l'air complètement bourrée ou défoncée. je décide de la croire, sur le coup. Après tout...
«Tu es une cheerleader ? Je pensais qu’elles ne s’entraînaient qu’en groupe, histoire de ne pas se marcher sur les pieds le jour de la répétition. »
Je me renfrogne, ne sachant pas quoi répondre. Je n'ai pas envie de lui dire que c'est parce que mon ancienne vie me manque je suis là, parce que quelque part en moi j'attends toujours le moment qui me ramènera à Phoenix ; dans la vie que j'avais avant. Je déglutis, et, comme d'habitude, j'opte pour l'agressivité.
« Les britanniques sont carrément pourris en matière de cheerleading ;alors c'est sur que c'est pas pour une petite ville d’Écosse merdique comme celle-ci que je vais agiter mes pompoms. » Je pousse un soupir et regarde autour de moi, soudainement fatiguée. « Ouais, je l'ai été. dans une autre vie. » Je marmonne ma dernière phrase, que j'ai prononcé plus pour moi que pour elle. Après tout, ce n'est pas une fille qui traverse un terrain de sport censé être désert qui pourra me juger ; je me dis. Et puis même, peu importe. J'ai été pompom, j'ai été cette fille populaire et je pourrais surement le redevenir quand je le voudrais. Et quand je le pourrais.
« Je ne te demande pas de me faire confiance. De toute façon, je serais bien incapable de te courir après avec des talons comme ça. Alors détends-toi. » Je ris un peu amèrement. Même en ayant l'habitude des hauts-talons, courir avec n'était jamais une partie de plaisir, j'en avais fait plusieurs fois l'expérience. Je n'avais aucune envie de faire confiance à cette femme, cette inconnue ; mais ce constat m'avait quelque peu soulagé, je devais l'avouer. A vrai dire, ça faisait du bien de rencontrer quelqu'un qui ne te disais pas "fais moi confiance" alors que ça fait même pas deux minutes qu'ils te connaissent. C'est facile, de demander la confiance aux gens, alors qu'on ne promet rien en retour. Quand on demande à quelqu'un de faire quelque chose, il faut être capable de rendre la même chose en retour.
« Je m’appelle… » Elle marqua un temps d'arrêt, et j’arquais un sourcil. Son temps d'hésitation ne dura pas longtemps, mais je savais que c'était de l'hésitation, elle ne semblait pas comme ces héros qui marque une pause pour faire soi-disant durer le suspens ; ce qui ne sert strictement à rien parce qu'on a tendance à s'endormir avant. « Katharina. Mais je préfère Kate. » J'eus un mouvement de recul, incertain. Il y en a beaucoup, des Katarina. Bon, d'accord, peut-être pas tant que ça, mais il y a quelque chose là-dessous qui ne m'inspirait pas confiance. Je me mordis la lèvre, optant moi aussi pour mon nom qui offre le plus de doutes. « Moi, c'est Ash. » Et, malgré mon manque de confiance et l'étrangeté de la situation ; je décidais de vouloir mettre les choses au point. J'avais conscience d'être toute seule face à elle s'il s'agissait d'une folle furieuse. je regardais ses hauts-talons, puis son visage. Elle paraissait normale ; plutôt cool, en fait. Peut-être que cette femme était juste une insomniaque qui était venue en ville se défouler, et, m'ayant aperçue et ayant été intriguée par ma présence, elle était venue me voir...
« T'es bizarre. », je dis, et je la tutoie sans réfléchir, parce qu'après tout, elle a beau être plus âgée de moi, elle me tutoie aussi, alors il n'y a pas de raisons. « Qu'est-ce qu'une meuf qui se balade en hauts-talons fait sur un terrain de sport à cette heure-là ? Et puis, le coup du prénom... un peu bizarre, quand même. T'es complètement bourrée, c'est ça ? » J'avais bien l'impression que ce n'était pas ça, mais je devais bien m'avouer qu'être ici sans personne autour - même un de ces débiles de l'école - m’oppressait un peu.
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